La Compagnie des Animaux

Le roi Dobby !

Le 24/07/2026

Le roi dobby !

Dobby, le Golden que personne ne voulait… et qui est devenu le plus beau cadeau de notre vie ! L'histoire d'un chien senior abandonné à 10 ans, qui a trouvé auprès de Maryse et Thierry une famille pour toujours. Racontée aujourd'hui par Dobby, depuis son Paradis, avec tout l'amour qu'il leur porte. À mes parents humains, Maryse et Thierry... Du haut de mon Paradis, je vous regarde chaque jour. Ici, mes pattes ne me font plus souffrir. Je cours à perdre haleine dans de grandes prairies, je sens le vent caresser mon pelage et je retrouve cette joie simple qui m'a toujours habité. Mais il n'y a pas un instant où je ne pense pas à vous, mes chers parents humains. Vous vous souvenez de notre rencontre ? C'était au début du mois de janvier 2017. Pour vous, tout a commencé par une recherche sur Facebook. Une vidéo publiée par l'association qui venait de me recueillir est apparue sur votre écran. On m'y voyait jouer à la balle, insouciant malgré tout ce que je venais de vivre. L'association recherchait une famille prête à ouvrir son cœur à un vieux Golden de dix ans. À cette époque, je m'appelais encore Doggy. J'avais été retrouvé errant sur la voie publique. Comme j'étais identifié, mon propriétaire avait été prévenu. Trois jours seulement avant Noël, il avait répondu froidement à l'association qu'il ne voulait plus de moi. Ce jour-là, j'ai perdu une famille... mais sans le savoir, j'allais bientôt gagner la plus belle. Une merveilleuse personne, Catherine, m'a ouvert les portes de sa maison en devenant ma famille d'accueil temporaire. Elle m'a entouré de douceur et d'affection le temps que quelqu'un me choisisse. Quelques jours plus tard, elle avait fêté l'Épiphanie. Avec beaucoup de tendresse, elle avait posé sur ma tête une couronne des rois. Elle avait pris une photo de moi, si fier avec ma petite couronne, comme si elle savait déjà que j'étais un roi… le roi des chiens au cœur immense ! Lorsque Catherine a appris que vous alliez venir me chercher, elle vous a envoyé cette photo. Aujourd'hui encore, c'est cette image que vous gardez précieusement dans votre cœur : celle d'un vieux Golden coiffé d'une couronne, prêt à commencer une nouvelle vie. Puis il y a eu vous……. Vous avez craqué pour moi et vous m'avez offert un nouveau nom : Dobby, comme le petit elfe au grand cœur de Harry Potter. Je crois que je n'aurais pas pu rêver d'un plus joli prénom ! Il y a eu la pré-visite d'adoption, la recherche d'un covoiturage entre Rueil-Malmaison et votre maison en Charente-Maritime. Cinq cents kilomètres nous séparaient. Les jours passaient sans solution. Alors vous avez pris une décision qui allait changer ma vie. Vous êtes venus me chercher. Je me souviens encore de notre première rencontre. Catherine veillait si bien sur moi. Vous êtes arrivés avec vos regards remplis de douceur. Moi, je suis venu vers vous sans hésiter. Des caresses, des câlins... il ne m'en fallait pas davantage. J'avais déjà choisi ma famille. Le long trajet du retour fut le premier voyage de ma nouvelle vie. J'ai été très sage. Nous avons même fait une pause au restaurant. Tout le monde venait me caresser. J'étais tellement heureux d'être enfin aimé ! Puis nous sommes arrivés à la maison. J'y ai rencontré Meda, ma fidèle compagne à quatre pattes, ainsi que les chats qui sont venus immédiatement me souhaiter la bienvenue. Fidèle à mon caractère doux et bienveillant, je les ai acceptés tout de suite. Pour moi, il n'y avait ni différence ni méfiance : chacun avait sa place dans notre famille. Très vite, nous sommes devenus une joyeuse tribu où régnaient la tendresse et l'harmonie. Il y avait aussi Chance, ce petit mouton si courageux, amputé d'une patte après avoir été maltraité. Ensemble, nous faisions de longues promenades le long de la rivière. Meda courait devant, Chance avançait à son rythme, les chats nous suivaient avec curiosité... et moi, je savourais chaque seconde de ce bonheur que je n'espérais plus connaître. Vous m'avez même emmené découvrir l'océan. C'est drôle, n'est-ce pas ? Moi, le Golden Retriever, je préférais regarder les vagues plutôt que m'y jeter, pendant que Meda s'en donnait à cœur joie ! On dit parfois qu'un chien est gentil……. Mais ce mot est bien trop faible pour parler de moi. J'aimais tout le monde, sans exception. Les humains, les chiens, les chats… chaque être vivant était pour moi un ami. Je ne demandais qu'une chose : un regard bienveillant, une caresse, un peu d'amour à partager. Mon bonheur se trouvait dans les gestes les plus simples. Recevoir une caresse me comblait, et je vous rendais chacune d'elles au centuple avec mon regard, mes léchouilles et toute la tendresse dont mon cœur était capable. Je vivais chaque journée avec une joie communicative. Toujours heureux de vous voir, toujours prêt à vous suivre, toujours reconnaissant pour l'amour que vous me donniez. Si j'ai laissé une empreinte dans le cœur de ceux qui m'ont connu, c'est parce que je ne savais faire qu'une seule chose : aimer, de tout mon être. Et puis les années ont passé……... Mon vieux corps est devenu plus fragile. Malgré tout ce que vous avez fait pour soulager mon arthrose — les séances de laser, les compléments alimentaires, vos attentions de chaque instant — la maladie a fini par gagner du terrain. Puis sont arrivés les examens. Cette masse dans mon nez….. Mes reins qui ne fonctionnaient plus correctement. Vous n'avez jamais baissé les bras. Vous avez accepté chaque traitement, chaque soin. Quelques jours avant mon départ, vous avez même installé une perfusion à la maison pour m'aider à rester auprès de vous encore un peu. Puis est arrivé ce matin-là. Je n'avais plus la force. Je t'ai regardée, Maryse. Tu as compris sans que j'aie besoin de te le dire. Le vétérinaire est venu à la maison. Je suis parti doucement, le 22 octobre 2022, blotti dans tes bras, entouré de tout votre amour. Quel chien pourrait rêver d'un plus beau départ ? Même après mon dernier souffle, vous ne m'avez jamais laissé seul. C'est vous qui m'avez accompagné jusqu'au service funéraire pour animaux, en Vendée. Ce dernier voyage fut certainement l'un des plus douloureux de votre vie, mais vous avez voulu être présents jusqu'au bout. Comme vous l'avez toujours été. Je sais aussi combien mon abandon vous a bouleversés. Pendant mes premiers mois auprès de vous, j'avais peur. J'avais toujours cette inquiétude au fond de moi : alliez-vous, vous aussi, me laisser un jour ? Petit à petit, grâce à votre patience, à votre douceur et à votre amour, j'ai compris une chose essentielle. Vous ne m'abandonneriez jamais ! Jamais ! Vous avez réparé un cœur que d'autres avaient brisé. Vous ne m'avez pas seulement offert cinq années de bonheur, vous m'avez offert une vie. Alors aujourd'hui, ne laissez pas les larmes effacer nos souvenirs. Quand une brise légère caresse votre visage, pensez à moi. Quand un rayon de soleil illumine votre journée, dites-vous que je ne suis jamais très loin. Je veille sur vous comme vous avez veillé sur moi.